09 juin 2008
A Castelnau-Barbarens, suite
Ils ont bossé les pitinenfants du village: des maquettes, des mobiles, des danses, des pièces de théâtre autour de mes albums...
06 juin 2008
A Castelnau-Barbarens
Pas de post illustré, car aujourd'hui encore, je rencontre des pitinenfants (dans le Gers, cette fois-ci) pour leur parler de mon métier d'illustrateuze professionnelle. Je pars à l'aube, et reviendrai tard car à 18h, c'est le pestacle des pitinenfants, avec pièces de théâtre et danses (mazette!) inspirées de mes albums!
Sûr que ça va être chouette, et que j'aurai plein de trucs à raconter la semaine prochaine, mais comment vais-je faire pour finir mon album si je n'arrête pas de bouger, moi?! hein?!!
29 mai 2008
Petit complément à la rencontre avec les pitinenfants
En fait, les pitinenfants que j'ai rencontrés à Cugnaux
avaient bien pigé qu'on prenait mes planches en photo pour faire les livres. Donc, ça, c’était chouette, je n’ai pas eu à patauger dans
des métaphores foireuses pour leur expliquer que nan, appuyer très fort sur mes
illustrations pour les faire rentrer dans le livre, ça marche pas. Gain de temps phénoménal. La rencontre était super bien préparée, merci la bibliothécaire, merci les maîtresses.
(Par contre, j'avais vu juste concernant les "cékoikécollé": j’ai eu ma dose puissance 10.)
Allez, pour les fondu(e)s d’anecdotes pitinenfantesques (merci pour tous vos commentaires!), voici quelques perles:
-1-
"Quelles sont les personnes qui t'aident pour ton travail?"
Moi:
"Ben, personne, chuis seule comme les pierres dans mon atelier. Certes, mon éditrice m'aide en me demandant parfois des corrections, mais au final, je suis quand même toute seule à faire mon travail. »*
(*bon ok, j’ai 2-3 pitinenfants chinois dans ma cave qui cousent les pages de mes livres, mais c’est tout…. ;) t'en sais kekchose, hein, Bonbon ?!!)
Et là, un pitinenfant blondinet assis à côté de moi ajoute:
"Ben oui, mais c'est normal que tu fasses ton travail
toute seule, parce que t'es plus un enfant,
t'es un peu + qu'adolescente."
Roooh. à peine +, mon joli, à peine.
-2-
Pitinenfant demande :
"Qu’est-ce que tu préfères ? Lire, écrire, dessiner, ou découper ?"
Moi :
"C’est tout ce que j’ai comme option ? J’ai pas
droit au patinage artistique ?!
Naaaaaan je
rigole."
Je me lance :
"Moi j’aime pas lire. Je préfère regarder les images."
Les pitinenfants s’arrêtent de respirer et lancent un regard affolé vers la maîtresse qui rigole.
Sentant le malaise qui s’installe, j’enchaîne illico :
"Mais, quand j’étais au CP, j’adooooooooooooorais lire. Je lisais énoOOormément. Je lisais TOUT. Tout l’temps. Rohlàlà qu’est-ce que j’aimais liiiiiiire."
Les pitinenfants sont rassurés. Ils retrouvent le sourire et font un grand Aaaaah de soulagement.
En conclusion à tout ça, une pitinenfant me demande :
"Tu as une très bonne mémoire, alors ?"
Sans me démonter, je lui réponds :
"Oui, je me souviens par cœur de toute la bibliothèque verte (et la rose aussi), c’est pour ça que maintenant, je ne lis plus."
Rassurés qu’ils étaient les pitinenfants.
Ra-ssu-rés, jvous dis.
-3-
Je raconte souvent que j’adore travailler avec de la récup’.
Je leur explique que je récupère les emballages en carton,
les ptits bouts de cageot, les chutes de tissus, de papiers.
Ça leur parle ça, aux pitinenfants, parce que eux aussi, ils
ont tendance à collectionner tout un tas de petits merdiers comme s’il
s’agissait de merveilleux trésors.
Genre, quand j’ai fini mes découpages, ils se battent pour
mes chutes de cartoline et me demandent en brandissant un confetti: "tu vas le jeter, ça ? je
peux le garder ?"
Donc, ce jour-là, un pitinenfant, timide mais hyper attentif, attend que la rencontre se termine et que toute la classe se dirige vers la sortie pour venir me voir discréto et me dire à l’oreille :
"Moi aussi je récupère des trucs."
Il insiste bien sur le mot "récupère", pour me montrer qu’on est pote. Et qu’il a tout compris.
Je lui dis :
"Ah oui, et qu’est-ce que tu récupères, toi ?"
"Des bouchons en liège."
"Wahou. C’est super. Et tu en as fait quoi ?"
Le pitinenfant, tout sourire, au comble de la connivence, me répond :
"Des choses."
Rah. Y'a pas à tortiller. C’est beau.
27 mai 2008
Parfois, je sors de ma grotte et je rencontre des gens.
Aujourd'hui, pour de vrai, je suis en intervention à la bibliothèque de Cugnaux.
Je rencontre des pitinenfants, je leur raconte commenkonfélélivres,
je leur montre mes vraies planches en volume: les planches "d'avant que
tout soit bien écrabouillé dans les pages du livre".
Car, oui, les pitinenfants pensent qu'on appuie très fort sur mes illustrations pour les faire "rentrer dans le livre".
Aaaaaaaah, fraicheur de l'enfance!
Ou deuxième option: que je recopie super bien les livres qui existent déjà.
Bon, ils prennent un petit air condescendant quand ils me disent ça,
parce qu'ils sentent bien que, recopier les livres, ça pue un peu comme
métier, mais ils veulent pas me blesser, alors ils me disent que je le
fais super bien, quand même.
Je tente de leur expliquer que, nan, recopier les livres par le biais de petites maquettes 3D à 100%, c'est pas un métier, c'est de la psychopathie. Ils me regardent avec des grands yeux effrayés.
AAaaaaah, ingénuité de l'enfance!
Ensuite, je leur dévoile cékoikécollé pour faire le gâteau de la petite poule, cékoikécollé pour faire le slip du chat, cékoikécollé pour faire le grain de blé, cékoikécollé pour faire la cabane, cékoikécollé pour faire la cerise sur le gâteau de la petite poule, cékoikécollé pour faire le bouton du slip du chat, cékoikécollé pour faire l'autre grain de blé, nan pas çui-là, l'autre à côté, cékoikécollé pour faire le toit de la cabane, et la porte, et l'escalier, et la cheminée...
Aaaaaaah, curiosité sans borne de l'enfance!









