Les pitons de Bouillante,
ou "la rando qui te tue la race-de-tes-genoux-sa mère".
Vers 8h30 le mardi matin, on prépare nos pique-niques dans nos Tupperware numérotés, on chausse nos très grosses moches-shoes de rando kipu prêtées exprès par le centre, et on enfile nos k-way. (ben, oui, il pleut un peu. Bande de rats, faites pas les surpris, chuis sûre que ça vous réjouit, chuis sûre que vous m'avez maudite dès que j'ai eu le dos tourné, que vous avez fait des incantations bizarres en vue de pourrir mes wacances. ça a presque marché. je vous hais.)
Bref,
Le chemin est super boueux, et semé d'embuches: racines fourbes qui font des croche-pattes, cailloux recouverts de mousse qui glisse, ronces qui s'agrippent au chignon...C'est simple : pour pouvoir profiter du paysage, faut s'arrêter. parce que si tu lèves le nez tout en marchant, c'est obligé que tu te casses la gueule. En tous cas, moi, j'ai pas pu gérer les 2 actions en simultané.
Donc, on grimpe pendant plus de 2h30, (sur 3 pitons) au milieu des fougères arborescentes, des racines aériennes, des philodendrons, des ananas, des fleurs de balisier, des plantes épiphytes et des yuccas.
C'est beau.
Il pleut par moment, mais la forêt tropicale est super dense, du coup, on est très peu mouillés.
Par contre, arrivés au sommet du piton de Bouillante, la végétation manque un peu et on se prend les rafales de vent en pleine face. La grosse nappe de brouillard se lève doucement.
On a faim, on a froid, et la guide nous suggère de faire vite si on ne veut pas finir la rando dans la nuit. Déjà que la montée était casse-gueule en plein jour, on n'ose pas imaginer le même parcours en pleine nuit.
Le pique-nique est expédié en 20mn.
Après 3h15 de descente, (sur un sentier toujours aussi semé d'embuches) mes rotules ne sont plus que deux vieux souvenirs.
Vivement les soldes pour que je puisse m'en acheter une nouvelle paire. en titane.










